Le programme de financement Interactions communautaires
Le programme d’aide financière et technique
Interactions communautaires a été créé
dans le cadre du Plan d’action Saint-Laurent au cours
de sa deuxième phase d’existence (1993-1998)
et s’est poursuivi durant la troisième phase
(1998-2003). Dans une perspective de développement
durable et afin de favoriser l’accessibilité
et le recouvrement des usages du Saint-Laurent, cette dernière
phase du Plan d’action avait pour objectifs la protection
de la santé de l’écosystème, la
protection de la santé humaine et l’implication
des communautés riveraines.
Rattaché au domaine d’intervention Implication
communautaire, le programme Interactions communautaires a
été rendu possible grâce à des
fonds provenant de trois partenaires gouvernementaux : Environnement
Canada, le ministère de l’Environnement du Québec
et la Société de la faune et des parcs du Québec.
Son principal objectif a été de soutenir en
priorité l’exécution de projets communautaires
issus des plans d’action et de réhabilitation
écologique (PARE) élaborés de concert
par les Comités zones d’intervention prioritaire
(ZIP) et les acteurs du milieu (voir la carte des secteurs
ZIP).
Au cours de la troisième phase, 150 projets ont été
réalisés par les Comités ZIP et par les
organismes du milieu et bien que tout projet en lien avec
le Saint-Laurent était d’emblée admissible,
la majorité des projets réalisés découlait
des PARE.
Dans le contexte du programme Interactions communautaires,
les projets admissibles devaient comporter des activités
reliées au Saint-Laurent et à son écosystème.
Les catégories de projets admissibles au financement
étaient les suivantes : intervention physique, mise
en valeur et accessibilité, sensibilisation, étude
(planification, faisabilité, connaissances) et protection
par acquisition et intendance. Ces catégories englobent
une vaste gamme de projets tels que : intervention de nettoyage,
stabilisation ou revégétalisation des berges,
restauration de zones humides ou sensibles, activité
de sensibilisation et développement d’accès
respectueux de l’environnement.
Au cours de la troisième phase, la contribution gouvernementale
maximale pour les projets pouvait atteindre 50 % de la valeur
totale des dépenses admissibles et ce, jusqu’à
concurrence de 100 000 $. Cependant, les études orientées
vers l’action et le développement de projets
pouvaient, elles, recevoir une contribution équivalant
à 70 % de la valeur totale des dépenses
admissibles, et ce, jusqu’à concurrence de 30 000 $.

Quant au financement complémentaire, il pouvait provenir
d’autres sources gouvernementales, d’organismes
du milieu, de programmes de création d’emplois
et de contributions bénévoles (prêts ou
dons de matériel et d’équipement, services,
main-d’œuvre, etc.).
Les projets – retenus à la suite d’une
évaluation administrative (admissibilité de
l’organisme et des activités) et d’une
évaluation technique (faisabilité, impacts environnementaux,
etc.) – étaient analysés par un comité
d’évaluation qui recommandait ou non leur financement
aux autorités. Les projets étaient évalués
en fonction de six critères :
• la compatibilité avec les objectifs du Plan
d’action Saint-Laurent;
• la concordance avec les priorités issues des
PARE;
• les impacts sur le Saint-Laurent;
• le développement de partenariats;
• les bénéfices pour la communauté
et la participation de celle-ci;
• la qualité de la proposition et de l’information
présentées.
Le bilan actuel présente, sous forme de fascicules,
un bref résumé du programme Interactions communautaires,
les résultats globaux obtenus par l’ensemble
des projets qui ont été financés au cours
des cinq années du troisième Plan d’action
(1998-2003) ainsi que les résultats pour chacun des
quatorze secteurs couverts par un comité ZIP. Enfin,
un dernier fascicule couvre les résultats pour les
projets réalisés en dehors d’un secteur
ZIP.
Pour chacun des secteurs couverts, on trouve une description
du territoire, les préoccupations environnementales
de la communauté concernée, les organismes et
les projets qui ont obtenu le soutien du programme ainsi que
les résultats financiers et socioéconomiques
qui en ont résulté.
|