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Ce
domaine dintervention vise à mettre en application, pour le Saint-Laurent
et certains tributaires, les principales dispositions de la Convention
des Nations Unies sur la diversité biologique. Des interventions
touchant aux espèces vivantes et aux écosystèmes, tant en ce qui
a trait à la conservation qu'à l'utilisation durable, sont prévues.
Une attention particulière sera également
accordée aux espèces menacées ou vulnérables, en déclin
ou à faible population, à leurs habitats, à la détermination
des facteurs nuisant à la diversité biologique et aux correctifs
ou atténuateurs connexes.
Il
faut de tout pour faire un fleuve!
Une vie riche et diversifiée est généralement un signe de bonne
santé pour un écosystème. Dans le cas du Saint-Laurent, on peut
dire que l'écosystème s'est beaucoup détérioré au cours des dernières
décennies. Plusieurs espèces sont en voie de disparition, et de
nombreux habitats ont été anéantis. C'est donc la diversité biologique
qui est menacée. Or, cette diversité est essentielle à l'équilibre
écologique d'un milieu.
Il n'est pas étonnant que, dans Saint-Laurent Vision 2000, on consacre
un volet entier à la biodiversité. De façon générale, les activités
du domaine d'intervention Biodiversité visent à maintenir et à développer
la plus grande variété possible d'espèces et d'habitats. Pour ce
faire, on fait l'acquisition de connaissances de base sur la biodiversité.
On veille aussi à la protection d'habitats prioritaires pour la
faune et la flore en plus de mettre en uvre des moyens favorisant
le maintien ou le rétablissement des espèces menacées.

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Animaux
et plantes : opérations de sauvetage en cours
Dans le cadre de Saint-Laurent Vision 2000, on prend en charge plus
de 45 espèces animales et 110 espèces végétales considérées comme
étant en déclin ou vulnérables.
On s'occupe notamment de l'éperlan arc-en-ciel, dont la population
a chuté au cours des dernières années. La raison de cette diminution
: la destruction de la frayère de la rivière Boyer, principal lieu
de reproduction de ce petit poisson. On tente donc de restaurer
cette frayère, autrefois la plus importante de toute la rive sud
du Saint-Laurent.
Une équipe de spécialistes a élaboré le Plan de rétablissement du
béluga du Saint-Laurent, auquel les partenaires ont donné suite
par un plan de mise en oeuvre. La conception de ce plan représente
une première pour une espèce marine au Canada.
Ce ne sont là que quelques exemples d'intervention. On s'occupe
aussi du faucon pèlerin, du pluvier siffleur, de la pie-grièche
migratrice et de bien d'autres espèces.
Conserver
les habitats, préserver la vie
Sauver des espèces fauniques ou floristiques de la disparition implique
souvent le maintien de l'habitat. Des îles de la Madeleine
jusqu'au lac Saint-François, on tente de conserver et de protéger
des milliers d'hectares de marais, de lacs, de ruisseaux, de rivières,
d'îles, de pointes et de baies.
Le domaine d'intervention Biodiversité vise ainsi à restaurer et
à mettre en valeur des habitats marins mal en point : les barachois
de Grand-Pabos, à Chandler, de Malbaie, au sud de Gaspé, et de Bonaventure,
de même que la lagune de Havre-aux-Basques, aux îles de la Madeleine,
et le marais de Pointe-aux-Outardes, près de Baie-Comeau.

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