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Construction d'une passe migratoire au barrage de Saint-Ours
Contexte
de réalisation du projet
Photo: Parcs Canada La passe à poissons projetée vise cinq espèces de la rivière Richelieu dont la survie est des plus préoccupante : l’esturgeon jaune, l’anguille d’Amérique, l’alose savoureuse, le chevalier de rivière et le chevalier cuivré. Ce dernier représente la seule espèce de vertébré endémique existante au Québec. Au printemps 1999, il a été officiellement désigné comme « espèce menacée » en vertu de la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables (voir communiqué de presse). Depuis 1988, cette espèce est aussi considérée comme étant en péril par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada. Depuis le début de la phase III du Plan d’action, Parcs Canada, en collaboration avec les partenaires de SLV 2000, a réalisé le montage financier de ce projet d’envergure qui s’inscrit au domaine d’intervention Biodiversité et qui vise à sauvegarder 35 espèces fauniques et floristiques en difficulté. Le projet de passe migratoire constitue l’une des actions proposées dans le Plan d’intervention pour la survie du chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi) 1999-2003 ayant pour objectif de favoriser la reproduction de l’espèce en milieu naturel, notamment dans les rapides de Chambly situés en amont du barrage de Saint-Ours (cliquer sur le titre du document pour accéder au site internet de la Société de la faune et des parcs du Québec où l’on peut prendre connaissance du plan d’intervention).
L’appel d’offres pour la construction des passes migratoires a été lancé par Parcs Canada en juillet 2000 et les travaux ont été amorcés le 19 septembre suivant. Les neuf partenaires financiers du projet sont :
* Les autres dépenses qui sont à venir seront assumées par Parcs Canada Design et modalités de fonctionnement de la passe migratoire Au cours de l’été 1997, un comité consultatif technique, constitué de biologistes et d’ingénieurs en provenance des ministères partenaires de SLV 2000, a d’abord analysé les différentes solutions possibles dont celles de la révision des modalités de fonctionnement de l’écluse de navigation, de l’implantation d’un système de capture et de transport des poissons ainsi que de la construction d’une passe migratoire. Cette dernière option s’est nettement démarquée comme étant la solution la plus efficace. Le Comité a ensuite défini les caractéristiques techniques d’une passe idéale pouvant favoriser le passage des poissons ciblés et assurer l’efficacité des opérations. Outre le chevalier cuivré, à qui l'on veut redonner accès à des frayères localisées dans le bassin de Chambly, le rétablissement des conditions de libre passage vers l’amont du barrage de Saint-Ours permettra aussi d’améliorer la situation d’autres espèces à statut précaire dans l’écosystème du Saint-Laurent dont celles du chevalier de rivière, de l’esturgeon jaune et de l’alose savoureuse. De plus, l’anguille d’Amérique, une espèce commerciale jadis fort rentable dans le Saint-Laurent et le Richelieu, pourra à nouveau atteindre le lac Champlain et faire éventuellement l’objet d’une pêche rentable dans la rivière Richelieu.
La passe migratoire au barrage de Saint-Ours a été conçue en tenant compte des exigences et des caractéristiques de chacune des espèces ciblées. Les principaux critères retenus ont été les suivants :
Parmi les nombreux types de passes existants, celle à fente verticale simple s’est avérée la meilleure option pour les quatre espèces prioritaires. Toutefois, ce type de passe ne convenant pas aux anguillettes, il a été convenu d’y juxtaposer une passe à anguilles. La structure qui a été réalisée comporte donc une passe multiespèces à fente verticale simple pour les chevaliers, les esturgeons et les aloses et une passe à anguilles constituée d’un plan incliné juxtaposé à la passe multiespèces. La passe migratoire multiespèces comprend un bassin d’entrée, seize bassins successifs à fente verticale et un bassin de sortie. Les dimensions approximatives des bassins sont de 3 m sur 3,5 m et la dénivellation entre les bassins est de 150 mm. Le fond des bassins est recouvert de gravier. Le débit dans la passe est de 1 m3/s et le débit d’attrait à l’entrée de la passe est d’environ 5 m3/s. De plus, afin d’offrir une plus grande flexibilité d’opération pour répondre aux exigences particulières de certaines espèces, la passe est munie de deux systèmes de diffusion du débit d’attrait, l’un par le fond et l’autre latéral.
Une caméra immergée a été installée afin de suivre les poissons et aussi d’évaluer l’efficacité de la passe migratoire. On a aménagé en outre une fenêtre de visionnement vis-à-vis du bassin numéro 2 et une surface d’accès pour les observateurs. Le plan directeur du lieu historique national du canal-de-Saint-Ours de Parcs Canada prévoit mettre en valeur la passe migratoire en offrant des activités d’observation et d’interprétation.
La construction de la passe migratoire a été achevée au printemps 2001. La passe multiespèces est opérationnelle depuis le mois de juin et la passe à anguilles, depuis la fin-juin 2001. Celle-ci permet aux anguillettes de franchir le barrage, et ce, jusqu'à la mi-octobre. Depuis la mise en opération de la passe migratoire, une quinzaine despèces de poissons ont remonté la passe allègrement. Le 29 août prochain, la passe migratoire Vianney-Legendre sera officiellement inaugurée au lieu historique national du Canada du Canal-de-Saint-Ours en présence des ministres responsables du Patrimoine canadien et de la Société de la faune et des parcs du Québec, du président de la Fondation de la faune du Québec et dun représentant du Projet Rescousse. La mise en oeuvre et le suivi de la passe migratoire de Saint-Ours sont assurés par Parcs Canada en collaboration avec la Division de la gestion de l'habitat du poisson de Pêches et Océans Canada, et le Service de la faune aquatique Montérégie de la Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités de suivi débutées en juin 2001 permettent dévaluer lefficacité de la passe pour les différentes espèces ciblées. Au cours des premières années dopération, toutes les anguilles qui emprunteront la passe seront capturées, mesurées et marquées (tatouage thermique et/ou puce électronique). Liens vers d’autres sites d’intérêt sur le chevalier cuivré et le barrage de Saint-Ours Photos de la passe à différentes étapes
Les travaux de construction de la passe migratoire au barrage de Saint-Ours en date du 7 mars 2001, lorsque la passe multiespèces était sur le point d'être finalisée.
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