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Contexte de réalisation du projet

Contexte de réalisation du projet

Design et modalités de fonctionnement de la passe migratoire Design et modalités de fonctionnement de la passe migratoire
La passe multiespèces La passe multiespèces
La passe à anguilles La passe à anguilles
Mise en opération
Mise en opération Les étapes à venir
Liens vers d'autres sites d'intérêt sur le Chevalier cuivré et le barrage de Saint-Ours Liens vers d'autres sites d'intérêt sur le Chevalier cuivré et le barrage de Saint-Ours
Photos de la passe migratoire à différentes étapes Photos de la passe migratoire à différentes étapes

Construction d'une passe migratoire au barrage de Saint-Ours

 

Contexte de réalisation du projet

Ancienne passe migratoire opérée jusqu’en 1967. Cette photographie date du 25 novembre 1943. Il s’agit en fait de « remettre » en place une passe à poissons au barrage de Saint-Ours puisque, de 1849 à 1967, celui-ci ne constituait pas un obstacle infranchissable pour les poissons. Il était doté d’une passe migratoire qui n’a pas été reconstruite lors de sa réfection amorcée en 1967.
Photo: Parcs Canada
Ancienne passe migratoire opérée jusqu’en 1967. Cette photographie date du 25 novembre 1943.

 

Vue aérienne de l’écluse et du barrage de Saint-Ours Le projet de passe migratoire au barrage de Saint-Ours a été mis de l’avant en 1996 en réponse à différentes études du ministère de l’Environnement et de la Faune du Québec démontrant que ce barrage constituait un obstacle majeur aux déplacements de plusieurs espèces de poisson à statut précaire. Le chevalier cuivré est l’une des 20 espèces fauniques considérées comme prioritaires dans le cadre du Plan d’action Saint-Laurent Vision 2000 (SLV 2000).

Photo: Parcs Canada
Vue aérienne de l’écluse et du barrage de Saint-Ours

La passe à poissons projetée vise cinq espèces de la rivière Richelieu dont la survie est des plus préoccupante : l’esturgeon jaune, l’anguille d’Amérique, l’alose savoureuse, le chevalier de rivière et le chevalier cuivré. Ce dernier représente la seule espèce de vertébré endémique existante au Québec. Au printemps 1999, il a été officiellement désigné comme « espèce menacée » en vertu de la Loi québécoise sur les espèces menacées ou vulnérables (voir communiqué de presse). Depuis 1988, cette espèce est aussi considérée comme étant en péril par le Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada.

Depuis le début de la phase III du Plan d’action, Parcs Canada, en collaboration avec les partenaires de SLV 2000, a réalisé le montage financier de ce projet d’envergure qui s’inscrit au domaine d’intervention Biodiversité et qui vise à sauvegarder 35 espèces fauniques et floristiques en difficulté. Le projet de passe migratoire constitue l’une des actions proposées dans le Plan d’intervention pour la survie du chevalier cuivré (Moxostoma hubbsi) 1999-2003 ayant pour objectif de favoriser la reproduction de l’espèce en milieu naturel, notamment dans les rapides de Chambly situés en amont du barrage de Saint-Ours (cliquer sur le titre du document pour accéder au site internet de la Société de la faune et des parcs du Québec où l’on peut prendre connaissance du plan d’intervention).

 

Photo: Affiche Photo: construction
Photos : Parcs Canada  

L’appel d’offres pour la construction des passes migratoires a été lancé par Parcs Canada en juillet 2000 et les travaux ont été amorcés le 19 septembre suivant. Les neuf partenaires financiers du projet sont :

 

Pêches et Océans Canada 325 000 $
Développement économique Canada 300 000 $
Parcs Canada 300 000 $ *
Société de la faune et des parcs du Québec 300 000 $
Environnement Canada 200 000 $
Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec 200 000 $
Transports Canada 165 000 $
Fondation de la faune du Québec 50 000 $
Projet Rescousse 1 113 $

* Les autres dépenses qui sont à venir seront assumées par Parcs Canada

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Design et modalités de fonctionnement de la passe migratoire

Au cours de l’été 1997, un comité consultatif technique, constitué de biologistes et d’ingénieurs en provenance des ministères partenaires de SLV 2000, a d’abord analysé les différentes solutions possibles dont celles de la révision des modalités de fonctionnement de l’écluse de navigation, de l’implantation d’un système de capture et de transport des poissons ainsi que de la construction d’une passe migratoire. Cette dernière option s’est nettement démarquée comme étant la solution la plus efficace. Le Comité a ensuite défini les caractéristiques techniques d’une passe idéale pouvant favoriser le passage des poissons ciblés et assurer l’efficacité des opérations.

Outre le chevalier cuivré, à qui l'on veut redonner accès à des frayères localisées dans le bassin de Chambly, le rétablissement des conditions de libre passage vers l’amont du barrage de Saint-Ours permettra aussi d’améliorer la situation d’autres espèces à statut précaire dans l’écosystème du Saint-Laurent dont celles du chevalier de rivière, de l’esturgeon jaune et de l’alose savoureuse. De plus, l’anguille d’Amérique, une espèce commerciale jadis fort rentable dans le Saint-Laurent et le Richelieu, pourra à nouveau atteindre le lac Champlain et faire éventuellement l’objet d’une pêche rentable dans la rivière Richelieu.

Photo: Design de la passe migratoire multiespèces au barrage de Saint-Ours Photo: Avancement des travaux à la mi-novembre 2000
Photo : Parcs Canada
Design de la passe migratoire multiespèces au barrage de Saint-Ours
Photo : Parcs Canada
Avancement des travaux à la mi-novembre 2000

La passe migratoire au barrage de Saint-Ours a été conçue en tenant compte des exigences et des caractéristiques de chacune des espèces ciblées. Les principaux critères retenus ont été les suivants :

Les périodes de migration des espèces visées :

Esturgeon jaune Esturgeon jaune : du 7 mai au 7 juin
Alose savoureuse Alose savoureuse : du 15 mai au 15 juin
Chevalier cuivré Chevalier cuivré : du 1er juin au 7 juillet
Chevalier de rivière Chevalier de rivière : du 1er juin au 7 juillet
Anguille d'Amérique Anguille d’Amérique : du 15 juin au 15 octobre

 

puce la taille des espèces, qui varie de celle des anguilles en montaison (0,2 m) à la taille maximale des esturgeons jaunes susceptibles de remonter le Richelieu (2 m) ;

puce le fait que l’alose et les chevaliers ne peuvent pas effectuer de sauts ;

puce la taille des anguilles observées à Saint-Ours ne leur permet pas d’affronter des vitesses de courant supérieures à 1 m/s ;

puce la variation des niveaux d’eau (marnage) en amont du barrage de Saint-Ours est de 0,3 m et celle en aval du barrage est de 1,5 m. La hauteur de l’obstacle à franchir (dénivellation amont-aval) en période estivale est de 2,4 m ;

puce les pêches expérimentales réalisées dans le cadre de la phase II de SLV 2000 ont mis en évidence que, peu importe le scénario de gestion des vannes du barrage, les poissons sont davantage attirés vers les secteurs centre et centre-ouest de la rivière ;

puce la solution apportée doit être permanente et ne demander que peu de frais d’entretien et d’opération ;

puce la solution retenue doit permettre d’effectuer un suivi dans le but de juger de l’efficacité de l’ouvrage.

Parmi les nombreux types de passes existants, celle à fente verticale simple s’est avérée la meilleure option pour les quatre espèces prioritaires. Toutefois, ce type de passe ne convenant pas aux anguillettes, il a été convenu d’y juxtaposer une passe à anguilles. La structure qui a été réalisée comporte donc une passe multiespèces à fente verticale simple pour les chevaliers, les esturgeons et les aloses et une passe à anguilles constituée d’un plan incliné juxtaposé à la passe multiespèces.

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La passe multiespèces

La passe migratoire multiespèces comprend un bassin d’entrée, seize bassins successifs à fente verticale et un bassin de sortie. Les dimensions approximatives des bassins sont de 3 m sur 3,5 m et la dénivellation entre les bassins est de 150 mm. Le fond des bassins est recouvert de gravier. Le débit dans la passe est de 1 m3/s et le débit d’attrait à l’entrée de la passe est d’environ 5 m3/s. De plus, afin d’offrir une plus grande flexibilité d’opération pour répondre aux exigences particulières de certaines espèces, la passe est munie de deux systèmes de diffusion du débit d’attrait, l’un par le fond et l’autre latéral.

Conception de la passe migratoire
Illustration : Parcs Canada
Schéma de la passe multiespèce

Une caméra immergée a été installée afin de suivre les poissons et aussi d’évaluer l’efficacité de la passe migratoire. On a aménagé en outre une fenêtre de visionnement vis-à-vis du bassin numéro 2 et une surface d’accès pour les observateurs. Le plan directeur du lieu historique national du canal-de-Saint-Ours de Parcs Canada prévoit mettre en valeur la passe migratoire en offrant des activités d’observation et d’interprétation.

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La passe à anguilles

Photo: Passe migratoire à anguilles au barrage d’Hydro-Québec à Chambly : plus de 10 000 anguilles l’ont empruntée lors de la première année d’opération en 1997.

La passe à anguilles s’inspire largement du concept de passe expérimentale installée par Hydro-Québec au barrage de Chambly, en amont de Saint-Ours. Un brise-eau a été fixé au premier pilier du barrage afin de créer une zone d’eaux relativement calmes où les anguilles chercheront à se rassembler. Un débit d’attrait les dirige par la suite vers un plan incliné à plus de 50 degrés recouvert d’un substrat à tubes disposés en quinconce. Au sommet de ce plan, une gouttière amène les anguilles vers l’amont du barrage.

 

Photo : Parcs Canada
Passe migratoire à anguilles au barrage d’Hydro-Québec à Chambly : plus de 10 000 anguilles l’ont empruntée lors de la première année d’opération en 1997.

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Mise en opération

La construction de la passe migratoire a été achevée au printemps 2001. La passe multiespèces est opérationnelle depuis le mois de juin et la passe à anguilles, depuis la fin-juin 2001. Celle-ci permet aux anguillettes de franchir le barrage, et ce, jusqu'à la mi-octobre.

Depuis la mise en opération de la passe migratoire, une quinzaine d’espèces de poissons ont remonté la passe allègrement.

Les étapes àvenir

Le 29 août prochain, la passe migratoire Vianney-Legendre sera officiellement inaugurée au lieu historique national du Canada du Canal-de-Saint-Ours en présence des ministres responsables du Patrimoine canadien et de la Société de la faune et des parcs du Québec, du président de la Fondation de la faune du Québec et d’un représentant du Projet Rescousse.

La mise en oeuvre et le suivi de la passe migratoire de Saint-Ours sont assurés par Parcs Canada en collaboration avec la Division de la gestion de l'habitat du poisson de Pêches et Océans Canada, et le Service de la faune aquatique — Montérégie de la Société de la faune et des parcs du Québec. Les activités de suivi débutées en juin 2001 permettent d’évaluer l’efficacité de la passe pour les différentes espèces ciblées. Au cours des premières années d’opération, toutes les anguilles qui emprunteront la passe seront capturées, mesurées et marquées (tatouage thermique et/ou puce électronique).

Liens vers d’autres sites d’intérêt sur le chevalier cuivré et le barrage de Saint-Ours

Illustration: poissons

Biodôme, Programme de conservation, Chevalier cuivré
Environnement Canada, Espèces en péril
Musée Redpath, La biodiversité du Québec, Les poissons du Québec
Parcs Canada, Lieu historique national du canal-de-Saint-Ours
Parcs Canada, Communiqué, Appel d’offres
Projet BELrive, ROAB, Chevalier cuivré
Projet Rescousse, Chevalier cuivré
Les chevaliers cuivrés passent (Le Devoir — Louis-Gilles Francoeur)

Photos de la passe à différentes étapes

Photo: Les travaux de construction de la passe migratoire au barrage de Saint-Ours en date du 7 mars 2001, lorsque la passe multiespèces était sur le point d'être finalisée.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les travaux de construction de la passe migratoire au barrage de Saint-Ours en date du 7 mars 2001, lorsque la passe multiespèces était sur le point d'être finalisée.

Photo: Passe en opération le 14 mai 2001 Photo: Poisson observé par la fenêtre de visionnement
Photo : Parcs Canada
Passe en opération le 14 mai 2001
Photo : Parcs Canada
Poisson observé par la fenêtre de visionnement

Photo: passe

Photo: Fenêtre de visionnement

Fenêtre de visionnement

Photo: passe à anguilles

Passe à anguilles

Photos : Luce Chamard, Environnement Canada
Juin 2001

Photo: passe, juin 2001
Photo: passe juin 2001
Photos : Madeleine Papineau, Environnement Canada
Juin 2001
Photo: Inauguration de la passe, septembre 2001
Photo : Céline Lachapelle
Environnement Canada
Septembre 2001
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