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Le Fleuve est publié par lensemble
des partenaires de Saint-Laurent Vision 2000.
Direction et coordination :
Clément Dugas et Raymonde Goupil, coprésidents
communications
Suzanne Bourget, communications institutionnelles
Rédaction :
Gaétane Tardif, consultante en environnement
Réalisation :
Françoise Lapointe, SLV 2000
Commentaires, remarques, questions?
Écrivez-nous, il nous fera plaisir de vous lire et de répondre
à vos demandes.
Pour nous joindre : Quebec.SLV2000@ec.gc.ca
Le bulletin est aussi disponible en
format PDF
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Le Programme
agroenvironnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire

L'intensification
et la spécialisation de l'agriculture moderne ont considérablement
accru les pressions exercées par cette activité sur l'environnement.
Tout en favorisant de hauts rendements, certaines pratiques
peuvent porter atteinte à la qualité des écosystèmes.
L'utilisation des pesticides, par exemple, a des impacts
non seulement sur le sol, l'air et l'eau, mais aussi sur
la faune, la flore, les cultures et la santé des êtres
humains.
Bon
nombre de producteurs et de productrices agricoles sont
déjà sensibilisés au fait qu'une réduction des pesticides
constitue un geste important pouvant contribuer à l'amélioration
de la qualité de l'environnement et de la santé des populations.
Toutefois, sachant que les ennemis des cultures, c'est-à-dire
les insectes, les maladies ou les mauvaises herbes, peuvent
détruire leur récolte et entraîner de lourdes pertes pour
leur entreprise, ils sont parfois inquiets à l'idée de
s'éloigner des pratiques traditionnelles de gestion de
ces ennemis.
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DIAPASON
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Une première !
Le bulletin Le Fleuve
est maintenant diffusé en version électronique
et en version papier.
Programme agro- environnemental de soutien
à la Stratégie phytosanitaire
Ce programme vise une
approche de gestion intégrée des ennemis des cultures
(insectes, maladies ou mauvaises herbes).
Le Saint-Laurent
et la santé : l'état de la question
Synthèse des résultats de nombreuses études, concernant
les effets des eaux du Saint-Laurent sur la santé
humaine rendue publique récemment.
Les comités ZIP
au cur de laction
Chronique visant à faire
connaître les nombreuses actions entreprises par
chacune des communautés regroupées au sein des
comités « Zones dintervention prioritaires »
(ZIP). |
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Le
Programme agroenvironnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire,
mis en uvre dans le cadre de la phase III du Plan d'action
Saint-Laurent, vise à appuyer les efforts des producteurs et
des productrices agricoles qui souhaitent adopter des pratiques
de gestion des ennemis des cultures davantage respectueuses
de l'environnement. En favorisant la réduction des pesticides
ainsi que l'amélioration de leur utilisation, ce programme aura
une incidence considérable sur l'atteinte des objectifs poursuivis
à l'égard de l'amélioration des principaux bassins versants
du fleuve Saint-Laurent.
Qu'est-ce
que la Stratégie phytosanitaire ?
La
Stratégie phytosanitaire a été lancée par le ministère de l'Agriculture,
des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) en 1992,
avec l'appui de nombreux partenaires parmi lesquels on compte
l'Union des producteurs agricoles (UPA) et le ministère de l'Environnement
et de la Faune du Québec (MEF). Elle vise l'atteinte de deux
objectifs, soit :
-
la
réduction de la quantité de pesticides utilisés en agriculture
au Québec;
-
l'augmentation
des superficies cultivées selon l'approche de la lutte intégrée
et, par conséquent, la réduction des risques liés à l'emploi
des pesticides.
La lutte intégrée, aussi appelée « approche de gestion
intégrée des ennemis des cultures », est une démarche agro-environnementale
basée sur l'expérimentation et l'observation, de même que sur
la mise en application des pratiques de gestion des mauvaises
herbes, des maladies et des insectes qui sont respectueuses
de l'environnement.
En
s'engageant dans la lutte intégrée, un producteur agricole apprend
notamment à mieux connaître les alliés et les ennemis de ses
cultures et à les dépister, grâce à un suivi régulier de ses
champs. Il acquiert aussi les connaissances indispensables au
choix et à la mise en uvre de la technique d'intervention
la plus appropriée, qu'il s'agisse d'un pesticide ou d'un moyen
de lutte non chimique.
« L'approche
préconisée par la lutte intégrée ne signifie pas qu'une entreprise
agricole cesse l'usage de tout pesticide », précise M.
Raymond-Marie Duchesne, coordonnateur de la Stratégie phytosanitaire
au MAPAQ. « Cependant, s'il apprend à considérer la nature
comme une alliée, l'agriculteur peut mettre en application des
méthodes de rechange permettant de diminuer progressivement
le recours aux pesticides. Par ailleurs, lorsque l'usage
d'un pesticide s'avère la solution appropriée, le producteur
est alors plus critique quant au choix du produit et mieux informé
des règles à respecter au moment de son application, de telle
sorte que les conséquences de son utilisation sont moins dommageables
pour l'environnement. »
Selon
le MAPAQ, environ 15 p. 100 des superficies agricoles
sont actuellement cultivées selon une approche de lutte intégrée.
Tout en assurant une protection accrue de l'environnement, les
producteurs et les productrices qui privilégient cette approche
contribuent au positionnement favorable des produits agricoles
québécois, tant sur les marchés intérieurs qu'extérieurs.

Saint-Laurent
Vision 2000 permet de cibler de nouveaux objectifs
Le
MAPAQ trace un bilan positif des activités réalisées dans le
cadre de la Stratégie phytosanitaire entre 1992 et 1996. Dans
le secteur horticole (c'est-à-dire les fruits et les légumes),
on a notamment observé une diminution d'environ 38 p. 100
dans l'utilisation des insecticides et des fongicides au cours
de cette période. En revanche, les gains observés en ce qui
a trait aux herbicides sont moins appréciables. Ces produits,
qui représentent à eux seuls plus de 60 p. 100 des pesticides
employés en agriculture, sont principalement utilisés dans le
secteur des grandes cultures (céréales, maïs et soya).
La
phase III du Plan d'action Saint-Laurent permet de bonifier
les efforts déjà déployés par le MAPAQ et ses partenaires dans
le cadre de la Stratégie phytosanitaire, car elle vise les cultures
pour lesquelles la problématique environnementale à l'égard
des pesticides est bien connue au Québec. En effet, pour la
période 1998-2003, le Programme agro-environnemental de soutien
à la Stratégie phytosanitaire sera axé principalement sur les
grandes cultures (céréales, maïs et soya) ainsi que sur la pomme
et la pomme de terre. Ces secteurs utilisent plus de 70 p. 100
des pesticides agricoles vendus au Québec. En outre, abstraction
faite des plantes fourragères, ils représentent plus de 95 p. 100
des superficies cultivées.
Le
Programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire
bénéficie d'un budget total de 2,5 millions de dollars, soit
500 000 dollars par année. D'ici 2003, il vise deux objectifs
bien précis, soit l'atteinte de 70 p. 100 des superficies
cultivées, pour les cultures ciblées, faisant appel à la lutte
intégrée pour le contrôle des ennemis des cultures, de même
qu'une réduction de 50 p. 100 de l'utilisation des pesticides.

Des
équipes stratégiques, pour des actions structurées, cohérentes
et bien ciblées
Le
Programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire
innove également en raison de l'importante participation des
équipes stratégiques mises sur pied en 1997. Composées de producteurs
agricoles, de conseillers de clubs-conseils en agroenvironnement,
de chercheurs universitaires et de conseillers du MAPAQ, ces
équipes s'intéressent à diverses cultures, y compris celles
que cible le programme. Leur mandat consiste à déterminer la
stratégie d'intervention la plus appropriée, les actions à préconiser
et les moyens à mettre en place pour atteindre les objectifs
de la Stratégie phytosanitaire rapidement, efficacement et en
harmonie avec le milieu.
Afin
que les projets retenus engendrent des retombées importantes
pour le milieu, les activités soutenues par ce programme devront
d'abord être priorisées par les équipes stratégiques à l'intérieur
de leurs plans d'action. Cette approche gagnante s'apparente
à la démarche des comités Zones d'intervention prioritaires
(ZIP) et de leurs plans d'action et de réhabilitation écologique
(PARE).


Des
techniques à adapter et à promouvoir
Selon
les données recensées par le MAPAQ, près de 2 000 hectares de
maïs-soya sont actuellement cultivés sans aucune intervention
chimique. « Cela démontre qu'il est possible de produire
ces cultures dans le respect des ressources et de l'environnement »,
constate M. Duchesne.
De
fait, plusieurs techniques novatrices de gestion des ennemis
des cultures ont déjà fait leurs preuves. Selon les membres
des équipes stratégiques, il est maintenant nécessaire d'adapter
ces techniques aux réalités de la ferme, puis d'assurer le transfert
de ces techniques ou approches de lutte vers les entreprises
agricoles. Les activités du Programme permettront donc aux producteurs
et productrices d'expérimenter et d'adapter des méthodes d'intervention
axées vers la réduction des quantités de pesticides et des risques
environnementaux liés à leur emploi. Pour intégrer ces techniques
à la pratique quotidienne, on mettra également au point des
outils de sensibilisation, de promotion et de formation.
Le
Programme suscite déjà un intérêt certain dans le milieu agricole,
et quelques projets sont présentement à l'étude pour l'obtention
d'un financement. Les projets admissibles doivent offrir un
potentiel de transfert ou d'applicabilité pour un grand nombre
de producteurs. C'est pourquoi tout demandeur doit être associé
à un regroupement ou en être membre, par exemple un club de
production, un club d'encadrement technique, un club agroenvironnemental,
une association reconnue de producteurs ou encore un organisme
ou un centre de recherche parapublic ou privé.

Le
défi de l'agriculture durable
Les
producteurs et les productrices agricoles qui bénéficieront
de l'appui du Programme agro-environnemental de soutien à la
Stratégie phytosanitaire contribueront au développement et à
la promotion de procédés efficaces de gestion des ennemis des
cultures, susceptibles de leur faire économiser temps et argent.
Par leur engagement, ils démontreront également qu'il est possible
de développer une agriculture durable, favorisant la protection
de la vie aquatique et de la qualité de l'eau du Saint-Laurent
et de ses tributaires.
Pour information :
Raymond-Marie
Duchesne
Coordonnateur de la Stratégie phytosanitaire, MAPAQ
Tél. : (418) 643-2450
Courriel : raymond-marie.duchesne@agr.gouv.qc.ca
Les
photos de cet article sont une gracieuseté du ministère de l'Agriculture,
des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).
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