Logo Saint-Laurent Vision 2000   Menu barre de navigation Courrier électronique English Moteur de recherche Plan du site Accueil
Ligne horizontale
Logo Le Fleuve

BULLETIN D'INFORMATION
SAINT-LAURENT VISION 2000

VOLUME 9 – NUMÉRO 2 – DÉCEMBRE 1998
Numéros précédents

Illustration: Joyeux Noël

SOMMAIRE

Agriculture
Styratégie phytosanitaire Stratégie phytosanitaire
Santé humaine
Bilan santé
Implication communautaire
Les comités ZIP au coeur de l'action

Le Fleuve est publié par l’ensemble des partenaires de Saint-Laurent Vision 2000.

Direction et coordination :
Clément Dugas et Raymonde Goupil, coprésidents communications

Suzanne Bourget, communications institutionnelles

Rédaction :
Gaétane Tardif, consultante en environnement

Réalisation :
Françoise Lapointe, SLV 2000

Commentaires, remarques, questions?
Écrivez-nous, il nous fera plaisir de vous lire et de répondre à vos demandes.
Pour nous joindre : Quebec.SLV2000@ec.gc.ca

Le bulletin est aussi disponible en format PDF

acrof.gif (1323 octets) windows 95
macintosh

 

Le Programme agroenvironnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire

Photo: La lutte intégrée ou gestion des ennemis des cultures

L'intensification et la spécialisation de l'agriculture moderne ont considérablement accru les pressions exercées par cette activité sur l'environnement. Tout en favorisant de hauts rendements, certaines pratiques peuvent porter atteinte à la qualité des écosystèmes. L'utilisation des pesticides, par exemple, a des impacts non seulement sur le sol, l'air et l'eau, mais aussi sur la faune, la flore, les cultures et la santé des êtres humains.

Bon nombre de producteurs et de productrices agricoles sont déjà sensibilisés au fait qu'une réduction des pesticides constitue un geste important pouvant contribuer à l'amélioration de la qualité de l'environnement et de la santé des populations. Toutefois, sachant que les ennemis des cultures, c'est-à-dire les insectes, les maladies ou les mauvaises herbes, peuvent détruire leur récolte et entraîner de lourdes pertes pour leur entreprise, ils sont parfois inquiets à l'idée de s'éloigner des pratiques traditionnelles de gestion de ces ennemis.

haut

DIAPASON

Une première !

Le bulletin Le Fleuve est maintenant diffusé en version électronique et en version papier.

Programme agro- environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire

Ce programme vise une approche de gestion intégrée des ennemis des cultures (insectes, maladies ou mauvaises herbes).

Le Saint-Laurent et la santé : l'état de la question

Synthèse des résultats de nombreuses études, concernant les effets des eaux du Saint-Laurent sur la santé humaine rendue publique récemment.

Les comités ZIP au cœur de l’action 

Chronique visant à faire connaître les nombreuses actions entreprises par chacune des communautés regroupées au sein des comités « Zones d’intervention prioritaires » (ZIP).

 

Le Programme agroenvironnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire, mis en œuvre dans le cadre de la phase III du Plan d'action Saint-Laurent, vise à appuyer les efforts des producteurs et des productrices agricoles qui souhaitent adopter des pratiques de gestion des ennemis des cultures davantage respectueuses de l'environnement. En favorisant la réduction des pesticides ainsi que l'amélioration de leur utilisation, ce programme aura une incidence considérable sur l'atteinte des objectifs poursuivis à l'égard de l'amélioration des principaux bassins versants du fleuve Saint-Laurent.

Qu'est-ce que la Stratégie phytosanitaire ?

Logo Stratégie phytosanitaireLa Stratégie phytosanitaire a été lancée par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ) en 1992, avec l'appui de nombreux partenaires parmi lesquels on compte l'Union des producteurs agricoles (UPA) et le ministère de l'Environnement et de la Faune du Québec (MEF). Elle vise l'atteinte de deux objectifs, soit :

  • la réduction de la quantité de pesticides utilisés en agriculture au Québec;

  • l'augmentation des superficies cultivées selon l'approche de la lutte intégrée et, par conséquent, la réduction des risques liés à l'emploi des pesticides.


La lutte intégrée, aussi appelée « approche de gestion intégrée des ennemis des cultures », est une démarche agro-environnementale basée sur l'expérimentation et l'observation, de même que sur la mise en application des pratiques de gestion des mauvaises herbes, des maladies et des insectes qui sont respectueuses de l'environnement.

En s'engageant dans la lutte intégrée, un producteur agricole apprend notamment à mieux connaître les alliés et les ennemis de ses cultures et à les dépister, grâce à un suivi régulier de ses champs. Il acquiert aussi les connaissances indispensables au choix et à la mise en œuvre de la technique d'intervention la plus appropriée, qu'il s'agisse d'un pesticide ou d'un moyen de lutte non chimique.

« L'approche préconisée par la lutte intégrée ne signifie pas qu'une entreprise agricole cesse l'usage de tout pesticide », précise M. Raymond-Marie Duchesne, coordonnateur de la Stratégie phytosanitaire au MAPAQ. « Cependant, s'il apprend à considérer la nature comme une alliée, l'agriculteur peut mettre en application des méthodes de rechange permettant de diminuer progressivement le recours aux pesticides.  Par ailleurs, lorsque l'usage d'un pesticide s'avère la solution appropriée, le producteur est alors plus critique quant au choix du produit et mieux informé des règles à respecter au moment de son application, de telle sorte que les conséquences de son utilisation sont moins dommageables pour l'environnement. »

Selon le MAPAQ, environ 15 p. 100 des superficies agricoles sont actuellement cultivées selon une approche de lutte intégrée. Tout en assurant une protection accrue de l'environnement, les producteurs et les productrices qui privilégient cette approche contribuent au positionnement favorable des produits agricoles québécois, tant sur les marchés intérieurs qu'extérieurs.

haut

Saint-Laurent Vision 2000 permet de cibler de nouveaux objectifs

Le MAPAQ trace un bilan positif des activités réalisées dans le cadre de la Stratégie phytosanitaire entre 1992 et 1996. Dans le secteur horticole (c'est-à-dire les fruits et les légumes), on a notamment observé une diminution d'environ 38 p. 100 dans l'utilisation des insecticides et des fongicides au cours de cette période. En revanche, les gains observés en ce qui a trait aux herbicides sont moins appréciables. Ces produits, qui représentent à eux seuls plus de 60 p. 100 des pesticides employés en agriculture, sont principalement utilisés dans le secteur des grandes cultures (céréales, maïs et soya).

La phase III du Plan d'action Saint-Laurent permet de bonifier les efforts déjà déployés par le MAPAQ et ses partenaires dans le cadre de la Stratégie phytosanitaire, car elle vise les cultures pour lesquelles la problématique environnementale à l'égard des pesticides est bien connue au Québec. En effet, pour la période 1998-2003, le Programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire sera axé principalement sur les grandes cultures (céréales, maïs et soya) ainsi que sur la pomme et la pomme de terre. Ces secteurs utilisent plus de 70 p. 100 des pesticides agricoles vendus au Québec. En outre, abstraction faite des plantes fourragères, ils représentent plus de 95 p. 100 des superficies cultivées.

Le Programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire bénéficie d'un budget total de 2,5 millions de dollars, soit 500 000 dollars par année. D'ici 2003, il vise deux objectifs bien précis, soit l'atteinte de 70 p. 100 des superficies cultivées, pour les cultures ciblées, faisant appel à la lutte intégrée pour le contrôle des ennemis des cultures, de même qu'une réduction de 50 p. 100 de l'utilisation des pesticides.

haut

Des équipes stratégiques, pour des actions structurées, cohérentes et bien ciblées

Le Programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire innove également en raison de l'importante participation des équipes stratégiques mises sur pied en 1997. Composées de producteurs agricoles, de conseillers de clubs-conseils en agroenvironnement, de chercheurs universitaires et de conseillers du MAPAQ, ces équipes s'intéressent à diverses cultures, y compris celles que cible le programme. Leur mandat consiste à déterminer la stratégie d'intervention la plus appropriée, les actions à préconiser et les moyens à mettre en place pour atteindre les objectifs de la Stratégie phytosanitaire rapidement, efficacement et en harmonie avec le milieu.

Afin que les projets retenus engendrent des retombées importantes pour le milieu, les activités soutenues par ce programme devront d'abord être priorisées par les équipes stratégiques à l'intérieur de leurs plans d'action. Cette approche gagnante s'apparente à la démarche des comités Zones d'intervention prioritaires (ZIP) et de leurs plans d'action et de réhabilitation écologique (PARE).

Photo: pulvérisateur

haut

Des techniques à adapter et à promouvoir

Selon les données recensées par le MAPAQ, près de 2 000 hectares de maïs-soya sont actuellement cultivés sans aucune intervention chimique. « Cela démontre qu'il est possible de produire ces cultures dans le respect des ressources et de l'environnement », constate M. Duchesne.

De fait, plusieurs techniques novatrices de gestion des ennemis des cultures ont déjà fait leurs preuves. Selon les membres des équipes stratégiques, il est maintenant nécessaire d'adapter ces techniques aux réalités de la ferme, puis d'assurer le transfert de ces techniques ou approches de lutte vers les entreprises agricoles. Les activités du Programme permettront donc aux producteurs et productrices d'expérimenter et d'adapter des méthodes d'intervention axées vers la réduction des quantités de pesticides et des risques environnementaux liés à leur emploi. Pour intégrer ces techniques à la pratique quotidienne, on mettra également au point des outils de sensibilisation, de promotion et de formation.

Le Programme suscite déjà un intérêt certain dans le milieu agricole, et quelques projets sont présentement à l'étude pour l'obtention d'un financement. Les projets admissibles doivent offrir un potentiel de transfert ou d'applicabilité pour un grand nombre de producteurs. C'est pourquoi tout demandeur doit être associé à un regroupement ou en être membre, par exemple un club de production, un club d'encadrement technique, un club agroenvironnemental, une association reconnue de producteurs ou encore un organisme ou un centre de recherche parapublic ou privé.

haut

Le défi de l'agriculture durable

Les producteurs et les productrices agricoles qui bénéficieront de l'appui du Programme agro-environnemental de soutien à la Stratégie phytosanitaire contribueront au développement et à la promotion de procédés efficaces de gestion des ennemis des cultures, susceptibles de leur faire économiser temps et argent. Par leur engagement, ils démontreront également qu'il est possible de développer une agriculture durable, favorisant la protection de la vie aquatique et de la qualité de l'eau du Saint-Laurent et de ses tributaires.

Pour information :

Raymond-Marie Duchesne
Coordonnateur de la Stratégie phytosanitaire, MAPAQ
Tél. : (418) 643-2450
Courriel : raymond-marie.duchesne@agr.gouv.qc.ca

Les photos de cet article sont une gracieuseté du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ).

Haut de page
Ligne horizontale
Logo du gouvernement du Canada Information mise à jour le :
Avis important
Logo du gouvernement du Québec
URL de cette page :
© Saint-Laurent Vision 2000. Tous droits réservés.