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Et pourquoi ne pas tirer profit
de la restauration?
Devant l'exercice aussi complet que complexe
réalisé par Environnement Canada pour examiner la situation
de la zone portuaire de Québec et pour dégager des avenues d'intervention,
la Société portuaire de Québec a montré son intérêt de voir
associer l'environnement et l'économie.
Elle propose d'intégrer le projet de restauration de l'estuaire
de la rivière Saint-Charles à son projet d'extension portuaire
à Beauport, faisant ainsi d'une pierre deux coups : une restauration
qui sur le plan environnemental améliore l'estuaire de la rivière
Saint-Charles et une extension portuaire qui sans aucun doute
profiterait à l'essor économique régional.
Le projet étudié consiste à draguer une partie importante de
l'estuaire central et aval pour restaurer le milieu aquatique
et garantir les profondeurs nécessaires aux manoeuvres des navires
et l'accès aux différents quais. Les matériaux les plus contaminés
seraient confinés en rive à l'arrière des quais en caissons
de béton de l'extension portuaire (figure 10). Les matériaux
moins contaminés serviraient à la création d'habitats fauniques
et à la mise en place d'une zone "verte" tampon, tandis
que les sables non contaminés seraient utilisés pour l'aménagement
d'une plage publique.
| Figure 10 : Confinement
en rive à l'arrière des quais en caisson de béton |
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À quand la décontamination de la
zone portuaire de Québec?
Le mandat d'Environnement Canada consistait
à caractériser les sédiments de la zone portuaire de Québec
et à élaborer des scénarios d'intervention en fonction des renseignements
recueillis. Pour arrêter un choix, on devra aussi tenir compte
des besoins de développement de la Société du port de Québec,
de même que des considérations environnementales, techniques,
économiques et sociales.
La Société du port de Québec a pris connaissance des différents
scénarios élaborés par Environnement Canada et un groupe de
travail conjoint a été formé afin de préciser un projet qui
combinerait restauration des sédiments, extension portuaire,
développement récréatif et création d'habitats fauniques.
La prochaine étape consistera à compléter en collaboration avec
la Société du port de Québec une analyse des avantages environnementaux
des interventions suggérées dans la zone portuaire. Il sera
alors opportun d'optimiser une option afin d'en évaluer avec
précision les coûts et les impacts environnementaux.
De plus, cette analyse sera déterminante pour définir l'effort
requis par le gouvernement fédéral pour rencontrer son objectif
de mettre de l'ordre dans la maison fédérale, tel qu'annoncé
dans le Plan vert du Canada.
La réalisation d'un projet de cette envergure est envisageable
dans un échéancier de quatre à six ans, incluant la mise au
point détaillée du scénario et son acceptation par le public.
Les deux à quatre premières années seraient consacrées à l'optimisation
du projet et à son examen public, dans le cadre du Processus
fédéral d'évaluation et d'examen en matière d'environnement,
alors que sa réalisation porterait sur les deux dernières années.
La Société portuaire de Québec se propose d'être le chef de
file de ce projet. Cependant, le succès de la décontamination
de la zone portuaire de Québec, si elle s'avère nécessaire,
repose sur la coopération et la coordination entre différents
acteurs qui jouent un rôle important dans le dossier. C'est
pourquoi il serait souhaitable d'élargir le groupe de travail
afin d'inclure des représentants du gouvernement du Québec,
de la Communauté urbain de Québec, de la ville de Québec, de
la ville de Beauport, de l'industrie et des groupes environnementaux.
Chacun d'eux a des responsabilités et des champs de juridiction
bien spécifiques, ce qui explique qu'il y a une équipe à créer
pour mener à bien un projet de restauration commun et cohérent.
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